LI CHEVALIER

LI CHEVALIER

Préface par Alexnadre Ziegler

« Contempler l’Orient »

 Préface pour le catalogue  de l'exposition  li Chevalier  au <Today Art Museum> Pékin 

 

 Alexandre Ziegler

Ex-Conseiller de Coopération et d'Action Culturelle

L'Ambassade de France en Chine 

 

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 Li Chevalier n’aime pas les frontières. Ni celles des disciplines, ni celles des traditions ou des écoles.

 

Venue à la peinture par la musique, Li Chevalier demeure profondément imprégnée, dans son langage pictural, d’une réflexion sur les rythmes, les mélodies et les silences. Formée à la peinture occidentale à Florence puis à Londres, Li Chevalier a fait le choix de revisiter avec l’encre et le pinceau un art millénaire chinois souvent confiné à la tradition ; de confronter une plastique orientale à une vision du monde faite de doute et de rédemption, d’humanisme et de solitude, qui puise aux sources de la philosophie occidentale.

 

 Li Chevalier se revendique comme profondément contemporaine mais refuse le dictat du nihilisme esthétique, qui prendrait pour acquis que l’art peut n’être que discours, que le travail sur la beauté formelle disqualifie le message.

 

 L’art véritable n’aime pas les frontières, car il se nourrit aux émotions, à la multiplicité des expériences et aux contradictions de ceux qui le façonnent ou le regardent.

 

 Li Chevalier est française et chinoise, peintre et musicienne, artiste et philosophe, résignée et utopiste, classique et fondamentalement de son temps. Sa peinture est tout cela à la fois et c’est ce qui la rend universelle.

 

 Il y a aussi, chez Li Chevalier, un parti pris ou peut être une supplique qui confère aujourd’hui à son œuvre un caractère primordial : nul ne peut survivre sans beauté ; aucun sentiment vrai ne peut naître de la confrontation à l’œuvre d’art sans le prisme de l’émotion esthétique. C’est cette quête inlassable que l’on retrouve dans son travail de la lumière, dans ses nuanciers de couleurs évanescentes, dans le flou de ses contours, de ces silhouettes fugaces qui traversent la toile, et qui transcendent le pessimisme parfois violent du monde de Li Chevalier.

 

 Ces multiples entrelacs, des disciplines, des langages esthétiques, des filiations et des origines, donnaient à l’œuvre de Li Chevalier une vocation particulière à entrer, cette année, dans la programmation du festival franco-chinois Croisements. Croisements est fier d’accueillir dans sa cinquième édition une artiste à la croisée de nos cultures, qui fait dialoguer à travers son œuvre la Chine et l’Occident.



04/06/2012
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